mazzia

Il faut toujours se méfier des intitulés des plats , chez l’atypique Alexandre Mazzia pas de risque de ce style.

Lors de son ouverture en Juillet 2014 nous étions parmi les premiers à parler d’AM. Nous y avions de suite remarqué audace, percussion, humilité, dans une cuisine végétale et minérale inspirée. Sa créativité est étonnante elle qui s’inspire entre autre aussi bien de ses souvenirs d’enfance d’Afrique que du peintre Soulages…

L’étoile Michelin est arrivée en 2015 comme une juste récompense ainsi qu’une exposition médiatique ad hoc. 

Qu’en est il de ce début 2016 ?

Nous avons retrouvé un chef épanoui qui surtout à su rester lui même par sa grande gentillesse et sa sincérité. La cuisine elle est toujours aussi percutante mais avec plus de sérénité et une technicité plus carrée. Le résultat est superbe et nous pouvons dire que ce déjeuner 2016 a dépassé les autres pris l’an passé. Le service est impeccable et d’une fraîcheur juvénile, le timing des plats servis ressemblent ainsi à la fabrication d’une montre Patek Philippe par la complexité et le raffinement de la finition main en salle par Alexandre .

Que dire de cette idée bien personnelle du brûlé si ce n’est que le résultat est bluffant par la surprise au palais. On vous laisse découvrir car comme pour un bon film on ne va quand même pas vous racontez la fin.

Chez AM pas de mots inutiles et ridicules comme « déstructuré  , revisité  », car tout y est créativité.

On ressent que ses passages chez Bras, Gagnaire, Berrasategui ont laissés des traces mais ces noms bien connus sont pour nous des références de transmissions du savoir contrairement à d’autres « chefs marketing » qui sont surtout intéressés par la piste aux étoiles – trois de préférence.

Mon conseil, observez la passion d’Alexandre pendant le service et regarder les réactions sur les visages des clients pendant leurs premières bouchées.

Comme écrit mon ami le meilleur chroniqueur gastronomique François Simon le « beau n’est pas un sentiment  »

Qu’il me permette de rajouter sauf chez Alexandre Mazzia.